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Ce dictionnaire a fait l'objet d'un mémoire de master2 d'histoire de l'art à Bordeaux 3 en juin 2009, Monsieur Dominique JARRASSé étant directeur de recherches.

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CRITIQUES D'ART

CRITIQUES d’ART Bordelais :


Berthelot, Paul et de Wissant Jacques (la Petite Gironde), Guilhot, Arsène et Lizotte Jean-Marcel
(La France), Eugène Forel alias Pierre Morisse, et Marchou Gaston (la Liberté du Sud-Ouest),
Astruc, Daniel (la Vie Bordelaise), Simian, Jean-Loup ( le Cri populaire et Sud-Ouest), Mirande
Raymond (La Vie bordelaise), Bouffard Henri (La France de Bordeaux et du Sud-Ouest), Blum
Rollin Anna (Le Cri populaire), Belaubre Jac (Sud-Ouest), Olivier Bag (alias Olivier Hourcade), Le
Mondain, Louis Piéchaud, La Vie Bordelaise.
La critique d'art est née avec la création de la Société des amis des arts de Bordeaux en 1851. Cette société organisait un salon annuel dont il fallait rendre compte. Elle était assurée dans la presse locale par des non-professionnels, notables, rentiers, érudits et dilettantes. Ainsi Paul Berthelot était un riche bourgeois, Georges de Sonneville (l'oncle du peintre éponyme), propriétaire terrien. Vis à vis des artistes locaux, il est évident que cette critique manquait d'objectivité. Il convient de rappeler qu'en France le Syndicat de la presse artistique ne fut créé qu'en 1899 et celui des critiques d'art en 1932.

Pendant la guerre de 14-18, le Salon des amis des arts et le salon d'Automne se mettent en sommeil.
Sauf le Salon des Artistes mobilisés et le Salon de peinture, à la Foire de Bordeaux, qui se tenait aux Quinconces en 1917.
Il y a trois quotidiens : La Petite Gironde (centriste), La Liberté du Sud-Ouest (ex Le Nouvelliste)
(Conservateur et catholique), La France (radicale) et un hebdomadaire La Vie bordelaise qui ne
reparaitra qu'en 1924.
Les compte-rendus d'expositions de Bordeaux ou de Paris constituent l'essentiel de la critique d'art.
Contrairement à aujourd'hui il n'y a pas de pages réservées aux arts.
Paul Berthelot , né à Bx en 1863, il y décède le 23/09/1933. Il entre à La Petite Gironde en 1884
comme journaliste et il y fera toute sa carrière. Il terminera rédacteur en chef. Esprit fin et de grande
culture, il écrit des pièces de théâtre qu'il fait représenter à Bordeaux (Le crime de Lormont, Mme
Tallien). C'est le plus moderne des critiques bordelais même si il commet des erreurs du jugement.
Ainsi il qualifie l'art nègre de mode et de snobisme. Il crée à la fin du 19ème, le salon Tourny-Noël.
Arsène Guilhot, né en Haute Vienne le 28-12-1889, décédé à Saint-Emilion le 07/12/1934. agrégé
d'histoire, enseigne à Bordeaux, critique à La France(musique, théâtre, arts) puis il entre à La
Liberté du Sud-Ouest. C'est un traditionaliste qui juge l'oeuvre de J.G. Domergue « superficielle et
fausse. »
Pierre Morisse (alias Eugène Forel), peintre, professeur de lettres et de dessin. Président de la
Société des Artistes girondins en 1900. Il entre à la Liberté du Sud-Ouest. Traditionaliste et
défenseur de l'académisme, il considère l'impressionnisme comme ce qu'il y a de plus moderne en
1920 ! . Il a un grand respect du dessin. Mais ces écrits sur les artistes qu'il considère comme
impressionnistes ou néo- impressionnistes laissent rêveur. C'est un nationaliste et un anti-allemand.
A propos de J.G. Domergue il écrit « L'art de Domergue est un singulier analogue de modernisme,
de fantaisie à la Villlette et de réminiscence de Goya.»
Ces trois critiques avaient une vingtaine d'années à l'époque de l'impressionnisme. Ils auraient pu y adhérer mais ils vivaient en province..
A la mort de Renoir (1919), aucun article n'est paru dans les trois journaux.
Louis Galy dans parle de « ...ce cercle vicieux où le critique fausse le jugement du lecteur, où
l'amateur influence le choix du critique.»
Georges de Sonneville (Élie Vennos pseudo), le critique et oncle du peintre du même nom, il débuta à La Vie bordelaise..
René des Herbiers ( alias René Craterolles), né en 1878, poète et auteur de pièces de théâtre. C'est un critique asse creux, il est remplacé par Daniel Astruc en 1925.
Daniel Astruc, collectionneur de gravure et estampes du 18ème. Les peintres d'avant-garde sont «les farceurs qui ne prétendent que s'amuser à nos dépens... »
Jean Marcel Lizotte remplace en 1927 Guilhot à la France. Né à Paris, il est arrivé très jeune à
Bordeaux. Passionné de musique, il défendra ce que Guilhot qualifiait de « fumisteries ». La
France devient l'organe de défense de la modernité.
Jacques de Wissant succède à Paul Berthelot à la Petite.Gironde (Jacques Lemoine en est le
rédacteur en chef depuis 1935), défenseur de l'art moderne et des Indépendants bordelais. ( Il fait partie du « Studio » fondée en 1929).
Gaston Marchou, frère du peintre Georges Marchou, succède à Morisse en 1934.
En novembre 1931, malgré la crise mondiale due au crack boursier de 1929, un bimensuel
spécialisé est lancé, Musique et Arts d'Aquitaine qui deviendra fin 1932 Arts d'Aquitaine et mensuel.
Dans les premiers numéros, la part belle est faite à la musique. Les comptes-rendus des salons
ressemblent à une litanie où il s'agit de n'oublier personne ni de froisser quiconque. Les formules
toute faites foisonnent comme : « plein de qualités picturales », « un métier très sûr », « beaucoup de caractères dans les paysages »...Et quand il y a des critiques, elles sont feutrées. Mais il ne faut pas penser que la critique à Paris était très différente, mises à part quelques exceptions, elle était sur le même ton.


Bibliographie : GALY (Louis),La critique d'art à Bordeaux à travers la presse (1919-1939),
Bordeaux, DES de Lettres modernes, 1967, sous la direction de F.G. Pariset, Bibliothèque du MBA.
GUÉRIN 1957, articles in Musique et Arts d'Aquitaine et Arts d'Aquitaine no 1-3-4-6-14-16 et 17.