ATELIER, L'

Imprimer

ATELIER (L’ ), société d’artistes résidant à Bordeaux créée en 1905 sous l’impulsion de A. de La
Rocca en réaction à la Société des Amis des Arts, trop ouverte aux artistes non-girondins et aux
amateurs sans talent, selon les membres fondateurs. Dans ses statuts, le but de l’association est
de restaurer « …la consciencieuse pratique de l’art et rendre tout son lustre au nom d’artiste ».
L’Atelier restera donc fidèle à la tradition, au réalisme et au métier.
Outre les artistes peintres, l'association était ouverte aux sculpteurs, graveurs et architectes. Le
premier président fut Paul Quinsac entouré de deux vice-présidents, le sculpteur Gaston Leroux et
l'architecte Ernest Lacombe. Alfred de La Rocca, Jean-Gaston Adoue, Paul Antin, Vettiner, Mora,
Carré, Hubert Gauthier ,Jean Georges, Émile Brunet, Bugnicourt, J. Calvé, F. Carme, Cazaubon,
Darricau, Herman Delpech, Hildebrand, Larée, Edouard Lacoste et Manciet, tous peintres, ont été
membres de la première heure, aux côtés d'architectes comme Mialhe, Prévot... et de sculpteurs
comme Achard ou Blaiza.
La manifestation la plus visible était l'organisation d'une exposition annuelle qui devait contrecarrer
celle des Amis des Arts et se déroulait dans les galeries de la terrasse du Jardin Public que la
Ville leur prêtait. Ces expositions se sont déroulées sans interruption jusqu'en 1939. Pendant la
période de la guerre, toutes le sociétés se sont regroupées pour n'organiser qu'une seule
manifestation, le Salon unique, au Musée de Peinture. L'Atelier de 1946 à 1949 continua d'y
exposer, puis, à partir de 1950, c'est la Galerie des beaux-arts qui les accueillent et les expositions
s'ouvrent à des artistes basques.
En mai 1906, elle organise sa première exposition où l’on retrouve Paul Antin, Émile Brunet, le
conservateur du Musée, Jean Cabrit, Julien Calvé, Félix Carme, Carré, P.L. Cazaubon, H. Darricau,
Hermann Delpech, Hubert Gauthier, H.B. Hildebrand, Ed. Lacoste, Charles Manciet, Jean-Georges,
Paul Quinsac, A de La Rocca, des graveurs, des sculpteurs et des architectes.
Elle représentait une volonté d’affranchissement par rapport aux « officiels » et aux artistes
parisiens.

Bibliographie : « L’Art à Bordeaux de 1903 à 1928 » in La Vie de Bordeaux du 26/08/1961,
SONNEVILLE (Georges de), Fonds, Arch. Mun. Bx 104.S.4, GUÉRIN 1957, p.716.